Donner

Jeannette est revenue ce matin de l’école avec des yeux encore plus brillants qu’à l’ordinaire.

- Aujourd’hui, nous dit-elle, Melle B., notre institutrice, nous a parlé des enfants arméniens. Ils sont si malheureux ! Presque pas vêtus, toujours affamés. Ils vivent dans la crainte d’être maltraités. Et, pensez un peu : ils n’ont pas de jouets !

Alors, Melle B. nous a demandé d’en parler chez nous ; d’apporter un peu d’argent pour les nourrir et leur envoyer des vêtements. Et à nous, elle nous a proposé de donner pour eux un de nos jouets. Quelle bonne idée, n’est-ce pas ?

- Excellente. Que vas-tu donner, Jeannette ?

- J’y ai déjà beaucoup pensé. Je ne suis pas encore tout à fait décidée. Dès que j’aurai fini de déjeuner, j’irai choisir.

Et Jeannette met les bouchées doubles pour être plus vite toute aux petits Arméniens.

On a rassemblé les jouets épars.

- Tu pourrais donner une de tes poupées, Jeannette. Tu en as tellement ! La Suissesse, ou l’Alsacienne, ou cette petite poupée " mignonnette " aux cheveux de soie, ou la grande poupée d’étoffe, qui voyagerait sans dommage. L’une ou l’autre plairait à la petite Arménienne qui l’aurait en partage.

- Oui…, mais elles sont un peu vieilles ou cassées. Je ne veux pas donner un jouet abîmé.

- Tu as raison. Mais tiens, celle-ci est encore fraîche et jolie.

- Line ? Oh ! Non, je ne peux pas donner Line. D’abord elle a un pied cassé. Et puis… ma Linette n’est pas un jouet. C’est ma fille, ma chérie. Je l’aime trop ! Je ne peux pas l’abandonner.

Jeannette serre sur son cœur Line menacée.

Est-ce que, vraiment, elle doit la sacrifier ?

Cette petite Arménienne qui l’aura sera-t-elle une mère tendre ?

Qu’adviendra-t-il de sa fille chérie dans ce pays effrayant … ?

Nous comprenons.

- Tu as raison, Jeannette. Garde Linette ; choisis autre chose.

- Oui, je crois que je peux, que je dois la garder. Mais je veux donner celui de mes autres jouets qui me plait le plus : mon joli ménage. Il n’est pas du tout abîmé, il est tout neuf. Je n’ai encore rien cassé…

Mais je me suis si bien amusée, déjà, à mettre le couvert avec ces jolis plats, ces petites assiettes !

Regardez la mignonne soupière ! Et ces amours de tasses ! ….

Bien sûr, la petite Arménienne s’amusera autant que moi à faire la dînette avec mon ménage.

- C’est certain. Alors, chère Jeannette, tu es bien décidée ? Tu ne regretteras pas d’avoir donné ton beau ménage ?

- Oh ! Non ! Il me manquera quelquefois, bien sûr ! …. Mais je penserai à la joie de cette pauvre petite si malheureuse, lorsqu’elle ouvrira la boite et pourra enfin s’amuser ! Et je serai si, si heureuse de la lui avoir donnée !

Un dernier regard au jouet favori, et le couvercle est refermé.

Les mains de Jeannette s’y attardent, caressantes.

Ce n’est pas un geste de regret, mais de muette tendresse pour la petite amie inconnue.

Jeannette est une petite fille ; mais son cœur sensible et généreux comprend ce qu’est le don.

Donner, ce n’est pas obéir à un mouvement d’enthousiasme irréfléchi, mais à un sentiment de sympathie profonde.

Ce n’est pas risquer de faire souffrir autrui de notre renoncement ; c’est sacrifier l’objet de notre joie personnelle pour faire connaître cette joie à d’autres.

Le don véritable est enveloppé d’une pensée d’amour.

Jeanne MOUSSU

Une courageuse enfant (récit authentique)

C’était en 1735, dans un humble village d’Auvergne.

L’héroïne de notre récit n’était point ce qu’on appelle un prodige de savoir, une étoile scintillant au ciel de la science.

Mais elle fut un modèle de vertu, formant son esprit et son cœur pour se rendre utile auprès des siens.

Très jeune, elle fut l’orgueil de son père, resté veuf de bonne heure avec trois enfants à élever.

Oh ! De quels soins maternels Sylvine d’Aubencourt entoura-t-elle ses petits frères, si fluets encore à la mort de leur mère !

Et son père de respectueuse affection !

Chaque jour, Sylvine conduisait ses frères à la promenade. Leur lieu favori était une campagne à peu de distance d’Aubencourt.

Là, c’étaient de joyeuses parties de jeux à travers les fourrés touffus ou l’herbe fleurie.

Puis on reprenait le chemin de la maison, les bras chargés de bouquets qui, pendant quelque temps, ajouteraient au logis paternel une touche de grâce et de poésie.

Hélas !

Qui aurait dit que cet idyllique bonheur familial serait brisé par le fatal destin ?

Que Sylvine la petite reine serait arrachée brusquement à la tendresse des siens, victime de son dévouement !

Un jour que les trois enfants jouaient dans la prairie, ils furent surpris, avec une foudroyante rapidité, par un formidable orage.

Sylvine et ses frères n’eurent pas le temps de chercher un refuge autour d’eux.

Le vent dans sa furie déracinait les arbres, arrachait les toits des cabanes.

Glacés par la terreur, les deux petits garçons devinrent incapables de marcher.

Sylvine les prit alors dans ses bras et, transie par la pluie torrentielle, elle essaya de regagner Aubencourt par des sentiers raccourcis ; tandis que par la grande route on venait au secours des enfants dont l’absence inquiétait les leurs.

La pauvre Sylvine fut presque au désespoir lorsqu’elle vit sa route coupée par un sauvage ravin grossi par la pluie.

Oh ! Que faire ? Impossible de passer avec deux enfants sur les bras, le courant l’eût fatalement entraînée.

De son âme ardente, une courte mais fervente prière monta jusqu’à Dieu, qui sans doute l’inspira sur place.

Elle posa un des petits à terre en lui faisant mille recommandations. Puis, courageuse et brave, elle entra dans le ravin.

Vingt fois elle trébucha, vingt fois elle crut être engloutie et cependant elle traversa le torrent, l’eau montant à la taille.

Arrivée sur la terre ferme, elle posa l’enfant en lieu sûr, lui enjoignant de l’attendre sans pleurer et sans crier.

Elle franchit de nouveau le ravin, dont la pluie continuelle avait encore grossi les eaux tumultueuses qui s’en allaient plus bas se perdre dans le gouffre.

La pauvre enfant se heurtait aux pierres branlantes, se cramponnait aux rameaux à sa portée pour résister aux rafales du vent.

Enfin, elle parvint au bord opposé, où elle trouva son petit frère pleurant désespérément, se croyant perdu et égaré au milieu de la tempête.

Sa sœur l’apaisa, l’entourant de caresses et de baisers.

Puis, malgré son indicible fatigue, elle accomplit jusqu’au bout, avec un courage intrépide sa sainte mission de sœur attentionnée.

Elle eut le bonheur de ramener au foyer les deux petits, objets de tout son amour et de sa vie.

En la voyant revenir, trempée, lasse et transie, on se précipita sur elle.

Son père bouleversé l’emporta dans ses bras et la posa sur un lit.

La petite héroïne ne devait pas survivre à son acte de bravoure.

Un froid mortel l’avait saisie à son arrivée au logis.

Une fièvre violente s’empara d’elle, suivie d’intense délire, où elle répétait sans cesse :

- Ne pleure pas, papa, mes frères sont ici ; je me porte bien, puisqu’ils sont sauvés !

- Puis, à la minute suprême du délogement, on l’entendit balbutier :

- Jésus, pour toi ! ….

Sylvine d’Aubencourt venait d’entrer dans sa quinzième année, en laissant le sublime exemple d’un ordre du Seigneur :

" Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis " (Jean 15 : 13).

René CAVE

La prière de Max

Mains jointes, à genoux, Max faisait sa prière.

Voilà qu’à l’improviste arrive par derrière son frère un peu taquin, qui le tire aux cheveux.

Justement Max disait, achevant ses aveux :

" Mon Dieu, pardonnez-moi mes péchés de colère ! "

Il se retourne, et v’lan !

Une claque à son frère.

Puis reprenant son chapelet :

" Pardon aussi, mon Dieu, pour ce petit soufflet ! "

Que de gens comme lui, devant Dieu bons apôtres,

On voit sur leurs missels penchés,

Et qui n’ont pas encore fini leurs patenôtres,

Qu’ils recommencent leurs péchés !

La lettre de petit Pierre

Petit Pierre rentre tristement à la maison ; son cœur est lourd et de grosses larmes coulent sur ses joues.

Quelle est la cause de ce grand chagrin ?

Eh bien, ce matin à l’école, tous les enfants étaient remplis de joie ; chacun disait avec beaucoup d’animation qu’il allait mettre ses souliers, ce soir, dans la cheminée.

Petit Pierre a écouté attentivement, puis sa petite amie s’est approchée de lui et lui a demandé :

- Et toi, petit Pierre, mets-tu aussi ton soulier dans la cheminée ? Que demandes-tu à Jésus pour Noël ? Moi, je désire une grande poupée.

Petit Pierre n’a pas répondu, et aussitôt la classe terminée, il est parti à toutes jambes vers la maison.

Il est triste de voir tous ses petits camarades si heureux, car pour lui, il n’existe pas de Noël.

L’année dernière, quand il a voulu mettre ses souliers devant la cheminée, Tante Germaine l’a sévèrement réprimandé et a trouvé ces enfantillages stupides.

Malgré cela, l’enfant avait voulu persister dans son idée, il avait déposé son soulier près du foyer, mais quand l’aube de Noël a pénétré dans sa chambre, le soulier était toujours vide. Jésus l’avait oublié…

Petit Pierre a-t-il donc une tante si méchante ?

Non, mais Tante Germaine ne songe nullement que l’enfant confié à ses soins a besoin de tendresse.

Elle n’a jamais eu beaucoup d’affection pour son prochain ; elle trouve raisonnable que petit Pierre soit chaudement vêtu et qu’il ait une bonne nourriture.

A quoi bon davantage !

Pour Tante Germaine, le reste est superflu.

Aussi petit Pierre n’a-t-il jamais connu une réelle affection, il ignore le chaud baiser d’une maman, car il a perdu ses parents quand il était tout petit.

En songeant à tout cela, Pierre rentre à la maison, et dans sa petite tête, germe une idée lumineuse. Aussitôt arrivé dans sa chambre, il prend du papier et, de sa grosse écriture ronde, il écrit :

" A Jésus, au ciel,

Cher Jésus, toi qui es si bon, je t’envoie cette lettre.

L’année dernière, tu n’as pas eu le temps de passer chez nous ; alors, j’aime mieux t’écrire pour te dire ce que j’aimerais pour Noël.

Tu sais que je suis bien seul, alors veux-tu me prendre chez toi dans le ciel, près de papa et de maman ?

Tu sais, Tante Germaine n’aura pas l’ennui de moi, car elle ne m’aime pas beaucoup, jamais elle ne m’embrasse.

Petit Pierre "

Quand l’enfant a terminé sa lettre, il entend sa tante qui l’appelle.

Laissant sa lettre sur la table, il descend précipitamment.

- Va vite au village, Pierre, j’ai oublié un sac de commissions chez l’épicier. Mais hâte-toi, car la nuit est vite là.

Quand le petit garçon est parti, tante Germaine se souvient qu’elle a oublié ses ciseaux dans la chambre de petit Pierre.

En entrant, elle aperçoit la lettre sur la table.

A qui l’enfant écrit-il ?

Elle prend le papier et le lit.

Quand elle a terminé, elle reste songeuse et un gros poids pèse sur son cœur.

Ainsi son petit neveu n’est pas heureux auprès d’elle et il demande à Jésus d’aller rejoindre ses parents.

Ah ! Si son frère qui le lui a confié avant de mourir, savait comment elle accomplit sa mission !... Elle laissera s’ouvrir son cœur, à l’avenir, et cet enfant sera le sien ! …

Quand, plus tard, petit Pierre rentre dans sa chambre, il s’aperçoit tout d’abord que sa lettre a disparu.

Où est-elle ?

Quelqu’un l’aurait-il prise en son absence ?

Mais qu’arrive-t-il ?

Voici tante Germaine qui entre, pourquoi son visage est-il si changé ?

Comme ses yeux le regardent avec affection !

Elle s’approche du petit garçon et lui tend les bras.

- Petit Pierre veux-tu m’aimer ?

L’enfant se blottit dans les bras qui l’enserrent et, tandis qu’un chaud baiser est déposé sur sa joue, il dit doucement :

- Jésus a déjà reçu ma lettre… Comme nous allons être heureux, tantine chérie, c’est demain Noël.

Roselyne

Qui est mon prochain ?

Cette question, à laquelle le Seigneur Jésus répondit un jour par la belle parabole du Bon Samaritain, trouve une réponse toute semblable dans le récit que voici :

Je visitais une fois, dans un village, une école du dimanche, quand je remarquai dans un coin une pauvre petite fille, misérablement vêtue, qui se tenait là blottie, comme effrayée.

Elle cachait dans ses mains sa face brûlée par le soleil et sanglotait comme si son cœur allait se briser.

Bientôt, je vis une fillette, qui pouvait avoir onze ans environ, se lever soudain et venir droit à l’enfant.

La prenant par la main, elle la conduisit dehors, alla avec elle près d’un ruisseau voisin et l’assit là sur un tronc d’arbre : s’agenouillant alors auprès d’elle, comme fit le Bon Samaritain auprès de l’homme blessé par les voleurs, elle lui enleva gentiment son chapeau, puis, trempant sa main dans l’eau, elle lui rafraîchit le visage sillonné de larmes et les yeux rouges de pleurs, lui arrangea doucement les cheveux, lui parlant gaiement tout le temps.

L’enfant se consola, tarit ses pleurs, sourit, et sa petite figure rose s’épanouit.

Je les avais suivies et je m’approchai :

- Est-ce ta sœur ? demandai-je.

- Non, Monsieur, répondit la fillette ; je n’ai pas de sœur, et ses yeux, sa voix avaient quelque chose de mélancolique en faisant cet aveu.

- Alors, c’est une petite voisine ?

- Non, Monsieur, je ne la connais pas. Je ne l’ai jamais vue avant aujourd’hui.

- Alors pourquoi t’occupes-tu d’elle et en prends-tu si grand soin ?

- C’est parce qu’elle est toute seule et que personne ne la connaît ; il faut bien que quelqu’un soit bon avec elle.

Voilà une élève de l’école du dimanche qui avait bien compris le devoir envers le prochain, et ne devons-nous pas terminer l’histoire comme notre Sauveur termina sa parabole :

" – Va, et fais de même ! "

Le chien du miracle

" Uong ! Uong ! "

C’est ainsi qu’aboient les chiens japonais et David et Gloria le savaient bien.

Ils étaient Anglais, mais ils habitaient au Japon, à Monbetsu, où leurs parents étaient missionnaires.

David avait cinq ans et Gloria trois ans, ils avaient un beau chien avec lequel ils jouaient et s’amusaient de tout leur cœur.

Ils l’avaient appelé Bir et, comme lui aussi habitait au Japon, il aboyait naturellement en japonais : " Uong ! Uong ! "

Mais un jour, Bir a bien failli ne plus aboyer et tous pensaient qu’il devait mourir, tous à l’exception de David.

Des chiens sauvages descendaient de la montagne.

Voici comment cela arriva.

Le papa de David et de Gloria était en voyage, et Bir était attaché dans la cour ; mais cela ne lui plaisait pas du tout d’être attaché, et sans cesse il tirait sur sa laisse, désireux d’aller faire une promenade.

Or, les promenades étaient très dangereuses pour les chiens, car à Monbetsu les gens avaient l’habitude de mettre de la nourriture empoisonnée dans les rues et dans les champs pour protéger les enfants des chiens sauvages que la faim faisait descendre de la montagne.

Ils se précipitaient alors sur ces morceaux empoisonnés et ils mouraient.

C’était cruel d’agir ainsi ?

Non, car le poison était si violent qu’ils mourraient presque immédiatement et les enfants étaient ainsi protégés de leurs morsures souvent mortelles.

Il n’y a rien à faire !

Tandis que la maman de David et de Gloria était occupée à la cuisine et que les enfants jouaient dans leur chambre, on sonna à la porte.

La femme du missionnaire alla ouvrir et pendant que la porte était encore entr’ouverte, Bir donna un dernier coup sur sa laisse qui céda, et il s’enfuit à la vitesse d’un éclair.

" Bir, Bir ! criait en vain la dame, Bir viens ici ! "

Mais Bir n’écoutait pas, bien décidé à jouir de sa fugue.

La maman des enfants avait bien du souci.

Que dirait-elle à son mari quand il rentrerait et ne trouverait plus le chien ?

Et qu’allaient dire les enfants ?

L’absence de Bir fut de courte durée, mais quand il revint, ce n’était plus le même chien plein de vie.

Ses yeux étaient vitreux, et il ne pouvait presque plus rester sur ses pattes, tout son corps tremblait.

A peine entré dans la cour, il s’allongea par terre, en sortant une langue noire et boursouflée.

- Ce chien a mangé du poison ! s’écria la femme du missionnaire. Je crains bien qu’il n’y ait pas grand-chose à faire….

- Mais maman, tu as dit que notre Dieu était différent des autres dieux ! Lui peut guérir Bir, s’écria David.

- David, tu sais bien que Bir est seulement un chien, répondit sa maman.

- Oui, mais Dieu peut guérir aussi un chien !

La maman comprit que la foi de David était mise à l’épreuve et ne voulut pas le décevoir.

- Gloria et toi allez dans votre chambre prier pour Bir. Et moi je demanderai à Dieu de le guérir.

Les deux enfants coururent dans leur chambre. La maman ne savait vraiment que faire ; elle n’avait jamais prié pour un chien !

A ce moment-là, il y eut un coup de sonnette à la porte : c’était un chrétien japonais.

Vite, elle lui expliqua ce qui était arrivé et lui demanda de s’unir à elle dans la prière.

Le Japonais était plutôt étonné, car les Japonais ne demandaient même pas à Dieu de guérir une personne, figurez-vous un chien !

Toutefois, il voulut bien prier pour Bir et demanda à Dieu que la foi de David ne soit pas déçue.

Puis, la dame demanda au visiteur d’aller chercher un vétérinaire.

Quand ce dernier arriva, un regard sur la bête lui suffit.

- Il n’y a rien à faire ! Ce chien a avalé du poison et il mourra bientôt. Et il s’en alla.

Cependant David continuait à répéter : " Mais notre Dieu est différent ; Il peut guérir un chien ! "

Pendant tout le jour, Bir fut très mal ; il avait des convulsions et se roulait péniblement en râlant.

Le soir, quelques chrétiens arrivèrent avec une caisse pour y mettre Bir et aller l’enterrer pendant que les enfants dormaient pour leur éviter ce triste spectacle.

Mais Bir ne mourait pas….

Le matin, il respirait encore et geignait.

David n’avait pas perdu confiance et il continuait à dire : " Notre Dieu est différent ! Il n’est pas comme les statues des Japonais ! "

Dieu peut employer même un chien.

Tout d’un coup, le visage de l’enfant s’illumina : " Maman, dit-il, tu nous as lu dans la Bible que Lazare était mort, et Jésus lui dit : " Lazare, sors ! " Alors il peut faire la même chose pour Bir ! "

Et David se mit à crier toujours plus fort : " Bir, sors ! Bir, sors ! "

A ce même moment, on entendit le joyeux " Uong ! Uong ! " de Bir et le chien, se tenant parfaitement sur ses pattes, entièrement guéri, entra dans la chambre.

" Bir, Dieu t’a fait sortir ! " Criait David en embrassant son chien et en le serrant de toutes ses forces, tandis que Gloria se mettait à cheval sur son dos pour le caresser.

Les chrétiens emportèrent la caisse et commencèrent à penser que leur Dieu était vraiment différent de tous les autres dieux et encore plus puissant que ce qu’ils avaient pensé.

Le lendemain, le papa de David et de Gloria rentra à la maison.

Il voulait prendre un bain et se reposer un peu, mais il y avait quelque chose de plus urgent à faire.

- " Va chez le vétérinaire, papa, et fais-lui voir Bir, et ce que Dieu a fait. Je peux venir avec toi ? "

Papa prit Bir par le cou et lui ajouta une belle laisse toute neuve.

- " Allons-y, dit papa, Dieu s’est servi d’une ânesse pour reprendre un prophète, Il peut se servir d’un chien pour témoigner à un vétérinaire ! "

Dieu exauça la prière de David et honora sa foi.

Mais ce ne fut pas tout.

Bien des villageois voulurent voir " le chien du miracle " et le papa et la maman de David et Gloria eurent de nombreuses occasions de parler de la grandeur et de la bonté de Dieu ; et David leur disait : " Vous voyez que papa a raison quand il vous affirme que notre Dieu est différent ! "

Vous voulez en savoir davantage sur Bir ?

Eh bien, ce miracle est arrivé il y a dix ans et Bir est encore en vie.

Un peu plus vieux, un peu plus sage, mais toujours prêt à faire " Uong ! Uong ! "

Comme tout chien japonais en bonne santé et heureux.

La voce del evangelo

Savoir accepter de bon coeur

Un petit garçon avait réussi à totaliser dans ses économies la somme de quatre francs (suisses).

La fête de la ville battait son plein.

- " Maman, dit un certain jour notre ami Jean-Pierre, j’ai quatre francs ; je ne peux pas en envoyer seulement la moitié à " Radio Réveil ". C’est tout ou rien ! Je vais prendre deux tickets, sur l’un j’écrirai : " fête " et sur l’autre " Radio Réveil ".

Ainsi fut fait... Il tira le ticket " Radio Réveil ".

- " Tu vois, maman, rien n’est de trop pour l’œuvre de Dieu ! Pour moi, je ne suis pas triste mais pour ne pas être tenté, j’irai à la pêche aujourd’hui… "

Tout commentaire est superflu !

Les premières fraises

Une petite fille avait une plate-bande de fraises et attendait avec impatience qu’elles mûrissent et fussent bonnes à manger.

Enfin, ce moment désiré arriva.

- " Maintenant nous allons nous régaler ", lui dit son frère, en cueillant pour elle quelques fraises magnifiques.

- " Je ne puis pas manger celles-ci, répondit-elle, parce que ce sont les premières. "

- " Raison de plus, répondit son frère, car les premières semblent toujours les meilleures. "

- " Oui, mais c’est le premier fruit mûr. "

- " Je ne comprends pas. "

- " Papa, m’a dit qu’il donne toujours à Dieu le premier argent qu’il gagne, et qu’il a ensuite plus de plaisir à dépenser le reste. Et je veux aussi donner mes premières fraises à Dieu. "

- " Mais comment pourrais-tu donner des fraises à Dieu. D’ailleurs il n’en aurait que faire. "

- " Oh ! J’en ai trouvé le moyen, répondit la petite fille ; Jésus a dit : En tant que vous aurez fait ces choses au plus petit de mes frères, vous les aurez faites à moi-même, et je veux les porter à l’enfant de Mme Blanc, qui s’en va mourir et qui jamais n’a mangé de fraises parce qu’ils sont trop pauvres. "

Prière candide

Depuis tout enfant, j’étais d’une santé faible, une nature très maladive ; personne ne pensait que j’atteindrais les 15 ans.

J’aimais tant l’école que pour y aller je faisais un effort surhumain. Nous habitions la montagne, et mes parents étaient pauvres.

Je venais d’avoir 12 ans, quand nous reçûmes d’une personne bienveillante une corbeille à bois de vieilleries, dans laquelle se trouvait une petite Bible usagée et incomplète.

Je me mis à la lire et tombai sur le verset : " Demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. "

" Oh ! Me dis-je, si je demandais que mon mal de tête se guérisse. Mais sûrement pour parler au bon Dieu, il faut savoir faire une belle prière ! Bien, si je Lui disais : " Notre Père. "

C’est ce que je fis, et je récitai l’Oraison dominicale tout en me frottant la tête. Et je me trouvai exaucée et délivrée du mal de tête.

Cet exaucement à ma prière candide fut suivi, au travers de ma carrière, de beaucoup d’autres, et le Seigneur m’a confié maintenant une marche de foi, à la tête d’une maison où j’expérimente journellement les merveilleuses interventions de Sa tendresse si fidèle.

C.S.

La petite Marie WOOD

Lors d’une assemblée tenue à Londres dans l’immense salle d’Exeter-Hall, et où l’on avait réuni un très grand nombre d’élèves des écoles du dimanche, un pasteur se leva et leur parla de deux méchants garçons qu’il avait jadis connus, et d’une bonne petite fille dont il avait aussi fait connaissance.

" Cette petite fille, dit-il fréquentait une école du dimanche, où l’on lui avait enseigné à faire quelque chose de bien chaque jour.

Voyant deux petits garçons qui se querellaient dans la rue, elle s’approcha d’eux pour leur dire combien c’était mal ; et, après avoir réussi à les séparer, elle leur persuada encore de venir à l’école du dimanche.

Ces garçons se nommaient Jim et Tom.

- " Dites-moi, mes enfants, continua le pasteur, aimeriez-vous voir Jim ? "

- " Oui, oui, " s’écrièrent-ils tous d’une voix.

- " Jim, lève-toi " dit-il en se tournant vers un endroit de l’estrade. Un respectable missionnaire se leva et regarda les enfants en souriant.

- " Maintenant, voulez-vous voir Tom ? "

- " Oui, oui, " entendit-on retentir dans la salle.

- " Dans ce cas, regardez-moi ; c’est moi qui suis Tom. J’ai aussi été missionnaire pendant beaucoup d’années. Mais vous seriez peut-être bien aise de voir aussi la petite fille, Marie Wood ? "

La réponse fut encore plus bruyante et plus empressée que les deux premières fois.

- " Eh bien ! Voyez cette dame, là-bas, dans ce chapeau de soie bleue : c’est Marie Wood, et elle est ma femme. "

Le pouvoir de l'amour

Un enseignant chrétien donnait à une classe d’enfants une leçon sur les métaux et les minéraux. Il leur disait que tous les métaux, l’argent, l’or et jusqu’au plus dur métal, pouvaient être fondus par le feu, puis il leur demanda :

- " Les pierres peuvent-elles être fondues ? "

- " Oui, répondit un petit garçon, les pierres sont fondues par les volcans. "

- " Oui, et peux-tu me dire ce qui est capable d’amollir un cœur dur comme une pierre ? "

Au bout de quelques minutes de réflexion, l’enfant reprit :

- " Je crois que Dieu seul peut fondre et attendrir notre cœur qui est si dur. "

- " Je le crois aussi, mon enfant. Et par quels moyens Dieu peut-il réussir à le faire ? "

- " Par son amour ".

- " Oui, l’amour de Dieu amollit les cœurs de pierre. Nous l’aimons " parce qu’il nous a aimés le premier " dit Jean l’évangéliste.

Grand-maman raconte

J’étais l’autre jour dans mon salon, occupée à écrire, lorsque j’entendis, venant de la chambre à côté, un bruit de voix fort mécontentes.

Trois de mes petits-enfants y étaient réunis et probablement pour se distraire, ne pouvant sortir à cause de la pluie, ils se disputaient et grognaient.

- Voilà un moustique qui m’a piquée, disait l’aînée, et tellement fort que je vais avoir la joue tout enflée. Rien ne fait aussi mal que les piqûres de ces bêtes.

Puis une autre voix s’élevait :

- Oh ! Je saigne ! Je me suis coupée avec ce méchant couteau ! Que faire ?

- Tais-toi donc ! disait son frère, on la voit à peine, ta coupure, et tu pleures pour cela ! Si tu avais mal aux dents, comme j’ai mal, alors tu pourrais pleurer !

Et les plaintes continuaient, de sorte qu’agacée, je me levai pour les faire taire, lorsqu’un souvenir m’arrêta et, au lieu de les gronder, j’ouvris la porte et je dis :

- Voulez-vous que je vous raconte une histoire ?

Aussitôt les enfants se rapprochèrent de moi, et je commençai :

- Lorsque je n’étais pas encore une grand-maman, mais déjà une maman depuis longtemps, je faisais souvent des séjours au bord de la mer, et là, j’avais appris à connaître beaucoup de personnes, malades pour la plupart, et que j’allais visiter.

Une famille surtout m’intéressait.

Elle se composait de la mère, d’un fils infirme et d’une jeune fille de vingt ans, appelée Jeanne.

Cette dernière était couchée depuis dix ans, avec une jambe très malade.

Elle avait été comme vous, une enfant pleine de vie, aimant courir, sauter, grimper ; et maintenant depuis dix ans elle ne s’était plus levée et souffrait terriblement.

Elle avait des abcès qui souvent amenaient des hémorragies très graves, et avec cela de la fièvre, des maux de tête ; de plus, le manque d’exercice depuis si longtemps lui donnait des douleurs d’estomac presque continuelles.

Mais je ne l’avais jamais vue que souriante et ne l’avais jamais entendue se plaindre.

J’arrivai un jour chez elle, fatiguée, ayant chaud et ayant marché longtemps, et je dis à la mère, Mme Marion :

- Je n’en puis plus, et j’ai tellement mal au pied parce que j’ai un cor dont je souffre depuis deux ou trois jours, c’est atroce.

Et elle me répondit :

- Oh ! Oui, les cors font si mal ; j’en ai aussi un, et chaque pas me fait souffrir.

A ce moment j’entendis la voix de Jeanne qui disait :

- Comme j’ai du bonheur, moi, de n’avoir jamais de cors aux pieds !

Nous nous regardâmes, sa mère et moi, et je me sentis rougir.

Comment !

Devant cette enfant qui souffrait depuis dix ans, j’avais osé me plaindre !

Me plaindre de si peu de chose !

Je m’approchai de son lit et lui dis :

- Vous me donnez une leçon, Jeanne, et je suis honteuse de ce que j’ai dit. Comment faites-vous pour ne jamais murmurer lorsque vous avez si mal ?

- Oh ! Me dit-elle, quand j’ai vraiment trop mal et que je vais crier, je dis tout bas : " Seigneur, aide-moi ! Seigneur, aide-moi ! " Et Il m’aide toujours. Vous comprenez, si je criais cela ferait de la peine à maman.

J’ai dès lors bien souvent pensé à Jeanne Marion et à la leçon que, sans le vouloir, elle m’a donnée.

Essayez aussi, mes enfants, de supporter sans vous plaindre vos très petits ennuis, et quand les douleurs deviennent très fortes, dites : " Aide-moi, Seigneur ! "

L’histoire de Nicolas

Nicolas était un petit garçon aux cheveux noirs et aux yeux brillants qui avait été évacué à la campagne à cause des bombardements.

La maîtresse de l’école du village qu’il suivait désormais connaissait et aimait le Seigneur Jésus. Chaque matin, elle racontait à ses élèves une histoire de la Bible ; elle leur parlait du Seigneur Jésus, de sa naissance à Bethléem, des miracles de guérison qu’Il accomplissait, de ses souffrances et de sa mort.

Elle cherchait à intéresser ses petits auditeurs et à toucher leurs cœurs, parce qu’elle savait que ce qu’elle leur disait était la vérité, et que plusieurs d’entre eux n’avaient aucune autre occasion de l’entendre ; elle savait aussi que, si les enfants de sa classe ne donnaient pas leur cœur au Seigneur Jésus, il n’y avait aucun autre moyen de salut pour eux.

Nicolas écoutait toujours attentivement et ne quittait pas la maîtresse des yeux pendant qu’elle parlait, comme s’il avait craint de perdre un seul mot de ce qu’elle disait.

Un jour, elle venait de terminer le récit de la résurrection du Seigneur Jésus, lorsque Nicolas bondit soudain de son siège en s’écriant :

- Mais notre ancien maître disait que cette histoire n’était pas vraie… et vous dites qu’elle l’est !

- Nicolas, répondit la maîtresse, je sais que le Seigneur Jésus est vivant parce que Dieu me le dit dans sa Parole ; et de plus je sais qu’Il vit dans mon cœur. Je Lui parle, et Il me parle.

Si tu crois qu’Il est mort sur la croix à cause de tes péchés, Il viendra aussi vivre dans ton cœur. Tu peux Le prier, et Il te répondra.

Nicolas resta silencieux.

Le jour suivant il arriva à l’école transformé ; sa figure rayonnait de joie.

- Mademoiselle, dit-il, je sais que le Seigneur Jésus est venu habiter dans mon cœur. Je veux essayer de faire tout ce que je puis pour Lui plaire, et aider les autres à l’aimer.

Le petit garçon tint parole.

Quoique lisant et écrivant encore difficilement, il restait dans la classe après les leçons, pour copier soigneusement des versets dans la Bible de l’école.

Sa maîtresse se demandait pourquoi il faisait cela, mais elle ne lui posa pas de questions.

Un jour, Nicolas lui dit :

- Mon oncle est marin ; il est venu passer un mois chez nous. Je lui donne à lire des versets de la Bible – ceux qui disent que nous avons péché et que nous sommes comme des brebis perdues, et ceux qui disent combien le Seigneur Jésus nous aime.

Il les lit, et ce soir il m’emmènera à la ville pour acheter un Nouveau Testament.

A la fin de son mois de congé, le marin fut gagné au Seigneur Jésus.

Avant de partir rejoindre son bateau, il promit à Nicolas de lui écrire quand il en aurait le temps.

Quelques semaines se passèrent, et enfin Nicolas reçut de son oncle la lettre promise.

- Mademoiselle, s’écria-t-il avec joie le lendemain matin, j’ai reçu une lettre de mon oncle.

Il dit qu’il a raconté à ses camarades comment Jésus l’a sauvé et maintenant trois des autres matelots aiment aussi le Seigneur.

Chaque jour ils se réunissent avec mon oncle pour lire la Bible et prier.

Je sais que le Seigneur Jésus est ressuscité. Il a entendu la prière de mon oncle et a sauvé ses camarades.

Prières d'enfants

Moody, dans une de ses allocutions, a raconté la touchante histoire que voici :

" Je me souviens d’un homme qui s’enrôla pour la guerre, laissant chez lui une femme d’une chétive santé et deux enfants.

Par une froide matinée de novembre, la première année de notre guerre, on apprit que ce soldat était mort dans une bataille et la pauvre mère fut dans une grande détresse.

Peu de temps après, le propriétaire de la maison qu’elle habitait vint réclamer le loyer.

Elle lui fit part de sa peine et lui dit qu’elle ne pourrait pas payer aussi régulièrement qu’auparavant, parce qu’elle n’avait que son aiguille pour gagner sa vie.

Les machines à coudre commençaient alors à être employées, mais comme elle n’avait pas les ressources nécessaires pour s’en procurer une, elle ne pouvait espérer de gagner beaucoup.

Cet homme était un misérable sans cœur ; il lui déclara que si elle ne payait pas régulièrement son loyer, il la mettrait à la porte.

Quand il fut parti, la pauvre mère se mit à pleurer. Sa petite fille, qui n’avait pas encore tout à fait cinq ans, s’approcha d’elle et lui dit :

- Maman, est-ce que Dieu n’est pas riche ?

- Oui, mon enfant.

- Est-ce que Dieu ne peut pas prendre soin de nous ?

- Oui.

- Alors, pourquoi pleures-tu ? Est-ce que je ne puis pas aller vers lui pour lui demander de nous aider ?

Sa mère lui répondit qu’elle le pouvait, si elle le voulait.

La petite fille alla donc s’agenouiller près de son lit, à la place où sa mère lui avait appris à prier, et celle-ci m’a affirmé que jamais elle ne lui avait vu une expression aussi douce ; puis ayant joint ses petites mains, elle dit : " O Seigneur, tu avais donné et tu as pris mon cher papa ; le propriétaire dit qu’il nous mettra à la porte et maman n’a point d’argent. Ne veux-tu pas avoir la bonté de nous prêter une petite maison, afin que nous allions y demeurer ? "

Puis elle revint vers sa mère et lui dit :

- Maman, ne pleure plus ! Jésus prendra soin de nous. Je sais qu’il le fera, car je le lui ai demandé.

Cela se passait il y a une vingtaine d’années et depuis ce temps-là jusqu’à aujourd’hui, la pauvre veuve n’a plus eu la charge d’un loyer.

On lui a procuré une jolie maisonnette pour elle et pour ses deux enfants et elle a vécu là sans avoir rien à payer.

Lorsque l’incendie détruisit Chicago, sa maison brûla ; mais on lui en a rebâti une et c’est là qu’elle vit aujourd’hui.

" Je me souviens d’un autre petit incident qui se rapporte à la même famille.

Quelques semaines après qu’elle eut été installée dans sa maison, la mère apprit que je partais pour l’armée et elle vint chez moi avec ses deux petits enfants.

Ils m’apportaient tout l’argent qu’ils possédaient, quelques pences qu’ils avaient mis de côté dans une petite boite ; c’était comme la pite de la veuve.

Je pensai tout d’abord que je ne pouvais pas accepter cet argent ; mais ensuite je compris que je devais le recevoir, puisque c’était Dieu qui les avait poussés à me le donner.

Ils me prièrent de prendre ces pences avec moi pour acheter une Bible, afin de la donner à un soldat.

Ils me demandèrent aussi de dire à celui-ci que les enfants qui lui faisaient ce présent allaient prier pour lui, comme ils avaient l’habitude de le faire pour leur père.

Ils voulaient avoir un soldat pour lequel ils prieraient particulièrement. Dieu bénisse de tels enfants !

" J’achetai donc deux Bibles et un soir que je prêchais et que j’avais devant moi plusieurs hommes, je leur racontai cette histoire ; puis, prenant une des Bibles, je leur dis :

" S’il y a ici un homme qui ne soit pas chrétien et qui ait le courage, le courage moral, de se lever pour prendre cette Bible et pour avoir les prières de ces deux enfants orphelins qui le suivent pendant la guerre, qu’il s’approche ! "

" A ma grande surprise, seize hommes se levèrent, s’avancèrent et vinrent s’agenouiller autour de moi.

Il semblait que le ciel et la terre s’étaient unis. Les prières des deux enfants avaient suivi les Bibles. Combien je suis reconnaissant que nous ayons dans le ciel un Dieu qui entend les prières et qui y répond ! "

Sauvé par une brebis

Il y a bien longtemps que dans un certain port de mer se trouvait un vaisseau de guerre portant quatre-vingt-dix-huit canons.

Un soir, une épouvantable explosion éclata à bord. En quelques minutes le vaisseau entier fut en flammes, chacun essayait de se sauver comme il pouvait et de gagner la côte.

Au moment du désastre, il y avait à bord un jeune marin, sa femme et son enfant, un charmant petit garçon de dix-huit mois.

Tous les moyens de se sauver semblaient perdus, lorsque le jeune homme eut une idée qui lui sembla lumineuse ; il courut à la cale où l’on tenait le bétail servant à la nourriture de l’équipage, et attrapant une grosse brebis, il attacha son petit garçon sur son dos et les laissa tomber par-dessus le parapet dans la mer, en disant :

" Voilà, dirigez-vous vers la terre et que Dieu soit avec vous ! "

Le marin en détresse était conscient du danger, il se rendait compte que la mort était imminente sur ce vaisseau en feu et que bientôt il serait la proie des flammes, ainsi que les deux êtres qu’il chérissait.

Aussi, c’est avec le courage du désespoir qu’il jeta son enfant à la mer…

Puis sa femme sauta par-dessus bord, suivie de près par son mari qui la soutint hors de l’eau.

Enfin, un bateau de sauvetage les recueillit, et au même moment, la brebis, après avoir nagé vigoureusement, arrivait à terre avec son précieux fardeau que les spectateurs détachèrent aussitôt.

Peu après, le bébé retrouvait ses parents et ils furent ainsi réunis après avoir échappé à une mort presque certaine.

Ce touchant récit nous fait penser à un Agneau pur et sans tâche, l’Agneau de Dieu qui a porté sur Lui tous nos péchés.

Sans Lui, nous étions perdus à jamais, mais grâce à Lui, le ciel nous est ouvert ; l’abîme qui s’ouvrait devant nous est à jamais fermé et nous ne pouvons que l’adorer et l’aimer, en retour d’un amour semblable.

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